Résistance

Le courage, ce n’est pas de laisser aux mains de la force la solution des conflits que la raison peut résoudre(...). Le courage, c’est de supporter sans fléchir les épreuves de tout ordre, physiques et morales, que prodigue la vie. Le courage, c’est de ne pas livrer sa volonté au hasard des impressions et des forces(...). Le courage, c’est de comprendre sa propre vie, de la préciser, de l’approfondir, de l’établir et de la coordonner cependant avec la vie générale(...). Le courage, c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir mais de ne pas en être accablé et de continuer son chemin. Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense. Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques"

Jean Jaurès, Discours à la jeunesse, 1903

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Lundi 4 juin 2007

C'est avec le coeur lourd mais sûrs de nos convictions que nous publions ici le dernier billet de ce blog.

Pour des raisons de désaccord démocratique profond, nous quittons Désirs d'Avenir et n'alimenterons donc plus ce blog qui s'en revendiquait.

Le blog restera ouvert et vous pourrez consulter les billets déjà publiés.

Nous remercions les anti_bug_fckquelques 27800 personnes qui ont pris la peine de nous lire et de nous encourager dans nos propos et notre action, depuis le 22/09/2006.

Merci à tout ceux qui nous ont soutenu, à ceux qui nous ont critiqué, parfois avec humour et justesse.

Nous reprendrons un blog plus personnel dans quelques jours... à vous de le trouver ;-)

Socialistement votre


Isabelle et Patrick

Par Isabelle Et Patrick - Publié dans : Billet d'Humeur - Ecrire un commentaire - Voir les 25 commentaires

Lundi 4 juin 2007

anti_bug_fckDans le supplément « argent » du Monde de ce week-end, on trouve un étonnant petit article en dernière page consacré aux montres présidentielles. Où l'on apprend que, outre sa collection de timbres et sa collection de stylos, le chef de l'Etat pourrait bien cacher une coquette collection de montres, tant il arbore au poignet des ornements de remarquables facture. Exemple : la montre qu'il portait au débat de l'entre-deux tours : une « Rolex Daytona en or. Cette montre de la série Z en or blanc (référence 116 509) coûte 22 530 euros ». Cela change, semble-t-il de la « Roley Oyster Datejust » qu'il a longtemps portée, de la « Breitling Navitimer » dont il a promené le chrono d'aviateur quelque temps, ou encore de la montre favorite de l'ex-ministre de l'Intérieur, « une Breguet, la 3130 BA/AA/986, un modèle automatique en or jaune (…) Son prix : 25 000 euros. » Cécilia, elle, préfèrerait la « chrono blanc J12 de Chanel », toujours selon l'auteur de l'article. Qui relève que ces bijoux siéent « parfaitement à quelqu'un qui s'envole sur un jet privé pour une croisière sur un yacht de milliardaire ». Par contre ils siéent moins à un président de la République dont la déclaration de patrimoine omet cette belle collection de bijoux pour un montant non négligeable aux yeux de ceux qui se lèvent tôt... à moins que comme le yacht ayant servi de retraite introspective à not'nouveau président, ils ne soient que gages d'une amitié quelconque d'un généreux prêteurs de ses amis...

Bibliographie : Marianne

Par LIBERONS SEGOLENE - Publié dans : Tiens, tiens... - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Lundi 4 juin 2007

anti_bug_fckVoilà une promesse de Nicolas Sarkozy qui n'a pas que des partisans à l'UMP. Le candidat à l'élection présidentielle s'était fait fort de reprendre à son compte, lors du débat qui l'avait opposé à Ségolène Royal avant le second tour, le 2 mai, la proposition de confier la présidence de la commission des finances de l'Assemblée nationale à un membre de l'opposition. Une idée qu'il avait déjà évoquée dans son entretien au Monde du 26 avril. (et qui était dans le Pacte présidentiel présenté le 11 février par Ségolène Royal à Villepinte...)

Or, à l'heure actuelle, aucun des deux principaux prétendants à la présidence de l'Assemblée, Patrick Ollier et Bernard Accoyer, n'est vraiment chaud pour en faire un argument de campagne. Il est vrai que, au moment où les sondages annoncent un "tsunami bleu" aux législatives et promettent au parti présidentiel une majorité écrasante au Palais-Bourbon, il n'est guère porteur d'annoncer à ses pairs qu'un des postes les plus convoités devrait revenir à un adversaire réduit en charpie. (ben non, hein ?)

Comment rénover sans fâcher ? (oui je vous le demande, comment ?) C'est en quelque sorte l'exercice de style auquel se sont attelés M. Ollier et M. Accoyer. Le premier, président en titre depuis le 7 mars, a présenté à la presse, lundi 4 juin, ses "vingt et une propositions pour une Assemblée nationale plus efficace et une législation plus lisible". Vingt et une propositions mais, de confier la présidence de la commission des finances à l'opposition, aucune trace. (Non ? Sans blague, c'est sûrement une coquille...) Or, bien évidemment, c'est à cette aune que sera jugée la détermination à vouloir faire en sorte que l'opposition dispose de réels moyens d'exercer ses droits.

M. Ollier réfute cette idée. "Il ne faut pas donner les pouvoirs à l'opposition mais des moyens de contrôle, estime l'actuel occupant de l'Hôtel de Lassay. Elle doit être mieux associée mais ce n'est pas une raison pour lui donner des moyens de pouvoir, comme, par exemple, la possibilité de juger de la recevabilité des amendements à la loi de finances." (en même temps, si le président de cette commission est du même acabit qu'un Eric Besson, il n'ya pas grand chose à craindre pour notre future nouvelle assemblée de Schtroumphs annoncée...) Quand lui est rappelé l'engagement de M. Sarkozy, M. Ollier élude : "Je ne vois pas d'où lui vient cette idée",(Ce n'est d'ailleurs pas la seule idée pour laquelle on peut se poser la question...) feint-il de s'étonner, suggérant ainsi qu'elle n'aurait été émise que dans le feu de la campagne électorale pour couper l'herbe sous le pied de sa rivale.(non ? ce n'est pas le genre de Nico, un gars bien ce p'tit, droit dans ses souliers à pompons...)

Parmi les propositions qu'il défend, le député (UMP) des Hauts-de-Seine annonce la "création de nouvelles commissions permanentes et de sous-commissions". Ainsi envisage-t-il notamment de scinder le travail de la commission des finances entre, d'une part, le rôle législatif qui est le sien dans le cadre de la procédure parlementaire et, d'autre part, une fonction de contrôle qui pourrait être dévolue à l'opposition.

Il ne peut ignorer, (si si il peut !) cependant, que le nombre de commissions permanentes – six – dans chaque assemblée est fixé par l'article 43 de la Constitution. Dès lors, comme le suggère pour sa part M. Accoyer afin d'éviter d'avoir à légiférer sur le sujet, pourquoi ne pas envisager une "délégation parlementaire au contrôle des comptes publics"? La délégation, simple organe d'information et de conseil comme il en existe déjà, à l'Assemblée nationale, pour l'Union européenne, les droits des femmes et l'aménagement du territoire, est du seul ressort de chaque assemblée concernée. "Il faut confier de nouvelles responsabilités à l'opposition, précise le député (UMP) de la Haute-Savoie, sur la fonction de contrôle." En quoi consisteraient, par conséquent, les "droits nouveaux" de l'opposition dans les projets exposés ? Pour M. Ollier, un "rapporteur adjoint de l'opposition" serait nommé sur chaque rapport relevant de l'évaluation et du contrôle de l'exécution des lois ainsi que sur le suivi de la législation européenne. M.Ollier souhaiterait également créer un "droit d'interpellation" du gouvernement sur l'application des lois en y consacrant une des deux séances hebdomadaires de questions au gouvernement. Prudent, M. Accoyer se borne à évoquer la mise en place d'"une commission des sages, associant des représentants de chaque groupe, chargée de réfléchir aux évolutions nécessaires". (ben on est pas rendu avec ça...)

Alors que M. Sarkozy déploie des trésors d'imagination pour attirer des noms de l'opposition en leur proposant des missions honorifiques, (ça, c'est ben vrai, la meilleure étant quand même celle de Besson : Secrétaire d'Etats auprès du Premier ministre chargé de la Prospective et de l'évaluation des politiques publiques ... toujours pas compris ce que c'était que cette bête là !)  cette frilosité à doter celle-ci des moyens réels d'exercer ses droits parlementaires là où elle est en mesure de le faire, à l'Assemblée nationale, n'est pas le moindre des paradoxes.

Source : Patrick Roger pour Le Monde

Par LIBERONS SEGOLENE - Publié dans : Actualités - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Lundi 4 juin 2007

La frégate française "La Motte Picquet", avec à son bord les corps de 18 migrants repêchés vendredi en mer entre la Libye et Malte, est arrivée dimanche 3 juin en fin d'après-midi dans le port de Toulon (Var) où le ministre de l'Immigration Brice Hortefeux a rendu hommage à ces "victimes de l'immigration clandestine", selon la préfecture maritime de Méditerranée.  (si j'étais cynique j'oserai dire que ça en fera 18 que notre mielleux ministre du tout nouveau MinImINaCo n'aura pas à renvoyer en avion...)

La frégate a accosté à 16h45 dans le port militaire où l'attendaient, outre le ministre, le préfet maritime du Var le vice-amiral d'escadre Jean Tandonnet, le préfet du Var Pierre Dartout et le procureur de la République de Toulon Pierre Cazenave, a-t-on appris auprès du capitaine de frégate Emmanuel Dinh, porte-parole de la préfecture maritime de Méditerranée, à Toulon. (Ben dites donc belle brochette d'huiles pour acceuillir les nouveaux migrants...morts !)

Le procureur Cazenave, agissant dans le cadre d'une enquête préliminaire pour la recherche des causes de la mort, va faire procéder à des "examens externes des corps" et à des prélèvements ADN destinés à permettre aux familles qui se manifesteraient d'avoir une identification, a précisé le capitaine Dinh. Puis, les corps seront inhumés "dans la région toulonnaise".

Pas de trace d'embarcation

Les 18 corps, dont ceux de deux adolescents, ont été repêchés vendredi "dans les eaux internationales à 100 milles nautiques au sud des côtes de Malte" (environ 200km), soit à une distance équivalente au nord des côtes libyennes, par la frégate "La Motte Picquet" qui effectuait une mission de surveillance en Méditerranée, selon le porte-parole.
 
Les corps -14 hommes et quatre femmes-, qui avaient probablement séjourné en mer au moins trois jours, se trouvaient "en état de décomposition avancée" lors de leur récupération par l'équipage de la frégate. Aucune trace d'embarcation n'a été repérée sur zone. (ben tiens !)

Le ministre de l'Immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du co-développement (le MinImINaCo donc !), Brice Hortefeux, est venu à Toulon "pour rendre hommage à l'équipage qui a récupéré avec beaucoup de dignité et d'honneur ces corps", selon des propos rapportés par le capitaine Dinh.

Le ministre, toujours cité par le porte-parole, a tenu aussi à "rendre hommage aux disparus, victimes de l'immigration clandestine" et a transmis à l'équipage de la frégate un message personnel du président de la République Nicolas Sarkozy.  

Allez Bernard souviens-toi, il y a une trentaine d'années, des tas de pauvres gens qui fuyaient la guerre et la misère... Souvien-toi ! C'est vrai que ceux là ne fuient que la misère, et parfois l'oppression politique... Mais Bernard, toi qui te revendique encore aujourd'hui de MSF dont tu es l'un des pères fondateurs... Souviens toi ! 

Source : AP - Libération

Par LIBERONS SEGOLENE - Publié dans : Actualités - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Dimanche 3 juin 2007

Ceux qui nous suivent depuis longtemps savent que la question du Darfour est une préoccupation majeure pour nous. Aussi ne serez vous pas surpris de savoir que nous étions télespectateurs de feue la brillante émission d'information "Envoyé Spécial" qui consacrait deux reportages au Darfour et une interview du sublimissime George Clooney (mais je m'emballe !).

Là où vous serez certainement surpris, tout comme nous l'avons été, c'est d'y apprendre que notre brillantissime nouveau French Minister des affaires étrangères, que le Darfour préoccupe également beaucoup, avait contacté le magnifique George Clooney (désolé, je ne peux pas m'en empêcher !) pour lui demander des conseils...

Là m'est venu une réflexion sans doute idiote (ce ne serait pas non plus la première fois). Attention j'adooooooore George dont l'engagement politique n'est plus à démontrer, et celui pour le Darfour réellement sincère. Mais cette information capitale (que lui-même semblait trouver surprenante) c'est un peu comme si Alain Juppé demandait conseil à Leonardo Di Caprio (écolo star s'il en est) pour savoir quoi faire en matière écologique ou Roselyne Bachelot à Arnold Schwartzennegger  pour savoir comment orienter la politique sportive de notre pays (quoique là en y réfléchissant bien... ça pourrait servir !).

Alors quand ce matin, j'apprends par Reuters que Jacques Attali est tout près lui aussi d'accepter une mission "de politique étrangère qui sera tout à fait importante si elle se fait mais qui ne sera ni une activité à plein temps ni autre chose que la remise d'un rapport pour aider mon pays en général à faire mieux ce qu'il doit faire en politique étrangère"... je me pose quand même quelques questions !

Quel drôle de pays qui élit un président d'une droite sans doute la plus "decomplexée" que nous n'ayons eu depuis... je vous laisse déterminer la date. Président qui prend des conseillers de gauche voire des ministres de gauche.

A moins que nous n'ayons rien compris, le sourire radieux de Ségolène au soir du 6 mai était peut-être un sourire de victoire, la gauche a gagné et par charité socialiste, Ségolène laisse croire au petit Nicolas qu'il a remporté le cocotier... Ce doute s'insinue d'autant lus, quand je lis le titre d'une dépêche prêtant à DSK ces propos "La France mérite une cohabitation", alors que les plus optimistes des sondages prévoient plus de 400 députés UMP...

Idiot je vous disais !

Par Isabelle - Publié dans : Actualités - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Dimanche 3 juin 2007

Hier nous avons appris que le fameux show de télé réalité- trash était en fait une ignoble blague géante destiné en fait à une bonne cause, provoquer une vague denouveaux donneurs potentiels. Pari réussi puisque 12.000 personnes aux Pays Bas ont pris leur carte de donneur.

Ouf ! Tout cela n'était donc en fait qu'une vaste opération humanitaire médiatique...

Pourtant je n'arrive pas à sourire à cette issue. Pourquoi ?

Parce qu'au fond, nous avons avons tous cru que ce serait possible... et c'est cela qui est terrible, de s'être dit à un moment que ce seait possible, d'en avoir même été sûre... de n'avoir pas une seconde douté que cela ne le serait pas.

C'est dire à quel point nous en sommes tout de même arrivé, il me semble !anti_bug_fck

Par Isabelle - Publié dans : Indignation - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Dimanche 3 juin 2007

anti_bug_fckBrice Hortefeux, ministre de l’Immigration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement, se fixe comme objectif d’"éloigner"  (éloigner jusqu'où, à partir de combien de kilomètres est-on "éloigné" de la France ?) 25.000 clandestins en 2007 et réaffirme son choix d’une immigration choisie. (choisie surtout par lui...)

"Nous resterons très fermes : pour 2007, l’objectif est de 25.000 éloignements. Les étrangers ’sans papiers’ n’ont pas vocation à rester en France, mais à être raccompagnés dans leur pays d’origine, de manière volontaire ou contrainte" (à priori ce sera plutôt contrainte, mais dans le respect de la personne j'imagine, cf l'article ici) , écrit-il dans une tribune publiée dans le Figaro de vendredi.

"Nous devrons atteindre quatre objectifs : maîtriser les flux migratoires, (j'adore cette expression, à chaque fois j'ai l'impression qu'on parle des oiseaux...) favoriser l’intégration, promouvoir l’identité française (en gros ça veut dire Mesdames les gentilles africaines qui avez des beaux papiers... oubliez vos boubous, c'est pas français, optez plutôt pour le tailleur Chanel, rose ou blanc, peut importe, non ? C'est quoi l'identité française ? les bretons, les normands, les alsaciens , les corses (si, si) les antillais, les polynésiens... parce que moi qui suis née française, ait vécue en France toute ma vie, ou presque, je me sens aussi proche culturellement des polynésiens que des suédois...) et encourager le codéveloppement" (ça c'est le joli nom qu'on a trouvé pour remplacer le mot "coopération"), relève-t-il.

Le ministre précise qu’en matière de flux migratoires "la lutte contre l’immigration illégale restera une priorité absolue". Et d’ajouter : "maîtriser l’immigration n’implique pas seulement la réguler, cela signifie aussi la choisir".

"Aujourd’hui, en France, seulement 7 % des titres de séjour accordés le sont pour des raisons professionnelles. (et les 93 % d'autres, c'est pourquoi ? demande d'asile ? vacances prolongées...intention manifeste de venir manger le pain des français à l'identité nationale bien définie ?) À nous de mieux sélectionner les migrants et d’encourager l’immigration pour raisons professionnelles", précise Brice Hortefeux.

Il estime qu’en France, plusieurs secteurs d’activité ont besoin "d’une main-d’oeuvre et de talents d’origine étrangère" et cite les secteurs du bâtiment, de l’hôtellerie, de la restauration, le travail saisonnier agricole, les services à la personne  (bref tous les boulots de m... que les français ne "voudraient" pas, pourquoi? parce que c'est mal payé, ingrat...) mais aussi l’activité scientifique. (ça c'est pour les médecins à l'hôpital, les infirmières et les chercheurs, mêmes causes mêmes effets que les autres...)

"Sans pratiquer un pillage des cerveaux, nous devons en favoriser la circulation", dit-il. (voui, c'est super intelligent ça, nos cerveaux partent aux Etats Unis où ils sont payés 4 fois plus, et nous on pique les cerveaux du Tiers Monde auquel il ne restera bientôt plus que leurs yeux pour pleurer... parce qu'encourager les jeunes chercheurs français à rester sur place, voire même, allez soyons fous, encourager la recherche en Afrique en partenariat avec la recherche française... c'est trop compliqué !)

Répondant aux critiques de la gauche sur le périmètre de son ministère, Brice Hortefeux estime que "lier immigration, intégration et identité n’a rien de honteux". (non, Brice , ce n'est pas SALE !!!) "La promotion de notre identité ne révèle strictement aucune hostilité à l’égard des immigrés" (au risque d'insister, Brice, peux tu me donner le périmètre (nouveau mot à la mode) de l'identité française, le couscous, on en fait quoi, dedans ou dehors, les nems..., le reggae (bon, je sais, c'est pas forcément ta tasse de thé (chinois?)) le rock... , les parkings, le jogging, le yachting... c'est frenchy ou pas ?), assure-t-il.

Evoquant le codéveloppement, le ministre regrette que 80% des transferts de fonds des migrants en France vers leur pays d’origine soient consacrés à la consommation courante. (pardon ? C'est vrai c'est scandaleux tous ces migrants (ça sonne mieux qu'immigrés dés qu'on parle de sous) qui envoient leurs sous à leur famille restée sur place (puisque bientôt il faudra qu'elle passe le bac pour pouvoir rejoindre le dit migrant) familles qui les depensent pour MANGER !)

Il souhaite qu’ils soient "davantage utilisés à des fins d’investissement productif" (???). "Nous allons, par exemple, mettre en oeuvre le ’compte épargne codéveloppement’ qui est destiné à mobiliser l’épargne des migrants présents en France vers des projets d’investissement économique dans leur pays d’origine", dit-il. (histoire que la France s'en mette plein les poches aves les intérêts qui travailleront pendant que leur famille continueront de crever de faim... Bravo Brice, heureusement que tu es là...)

Par LIBERONS SEGOLENE - Publié dans : Indignation - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires

Samedi 2 juin 2007

anti_bug_fckDans ce département ancré à gauche jusqu'à l'échec de la candidate socialiste à la présidentielle, les militants ne savent plus à quel saint se vouer et craignent pour l'image de leur parti

Ils ont en mémoire l'" engouement " suscité par la campagne de Ségolène Royal... et le goût amer de la défaite, au soir du 6 mai. Ils ressentent le besoin d'une " refondation " ou - à tout le moins - d'une " clarification " idéologique, mais redoutent l'image que donnera leur parti lorsqu'il se livrera à cet exercice. C'est peu dire que les militants socialistes, partagés entre des aspirations parfois contradictoires, ne savent plus très bien à quel saint se vouer. Dans le département du Nord, cette terre ancrée à gauche qui a accordé la majorité de ses suffrages à Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle, le désarroi est manifeste.

Pour le masquer, des facteurs exogènes sont mis en avant. Chacun dénonce d'emblée la responsabilité des médias, accusés d'avoir fait la part belle au candidat victorieux ; tout en reconnaissant volontiers l'efficacité électorale du candidat de l'UMP. " Le principal problème de la campagne de Ségolène Royal, c'est qu'en face il y avait Sarkozy ", note Stéphane Thiery, un fonctionnaire territorial de 41 ans, adhérent du PS depuis 1985. " Ce qui est dramatique, c'est que les gens se laissent abuser ", ajoute Frédéric Marchand, 42 ans, secrétaire de section à Hellemmes, dans la banlieue lilloise.

Les uns et les autres savent, toutefois, que les " qualités " de l'adversaire ne peuvent suffire à expliquer la défaite du PS. Mais se remettre en question est un exercice autrement délicat. " On a du mal à sortir du positif de nos erreurs ", souligne Jocelyne Paccou, 59 ans. La proximité des élections législatives a offert un sursis, en remobilisant les troupes et en reportant à plus tard l'inéluctable examen de conscience.

Bon gré mal gré, ces militants de Lille et de Dunkerque ont accepté d'anticiper en confrontant - et en livrant - leurs vues à ce sujet.

La désignation de la candidate a été généralement jugée trop tardive : " On y a laissé quelques plumes ", note Kamal Baddou, 41 ans, responsable associatif. " Il a manqué un an ", renchérit Wulfran Despicht, 33 ans, secrétaire de section à Dunkerque. Mais, là encore, le compte n'y est pas. " Si on avait été clair, on avait le temps ", assure Olivier Tibier, 25 ans, attaché territorial, qui souhaite que le PS évite désormais " les synthèses qui contentent tout le monde mais ne satisfont personne ".

Les batailles d'ego auxquelles se livrent les responsables nationaux du parti exaspèrent. Le choix des personnes viendra plus tard. Au demeurant, les objectifs fixés vont bien au-delà, qui témoignent de l'ampleur du malaise. " Il faut redéfinir qui on est et ce que l'on veut ", soutient Vivian Ringot, 29 ans. " Le PS doit redéfinir son électorat ", renchérit Zoé Carré. Cette enseignante de 60 ans redoute que son parti soit à contre-courant de l'évolution de la société. " On va vers un monde de plus en plus individualiste, alors que les valeurs socialistes sont basées sur la solidarité ", constate-t-elle, s'interrogeant sur les moyens de " conjuguer tout cela ". " Les idées d'égalité et de solidarité sont perçues négativement ", constate aussi Cédric Pruvost, 25 ans, chargé de mission à la mairie de Lille. " Le fonds de commerce traditionnel du PS a tendance à se déliter ", note Frédéric Marchand.

L'état électoral de la gauche pèse par avance sur le futur examen de conscience du PS. " Quand je vois les scores des partenaires de feu la gauche plurielle, j'ai un peu peur " (Gaetan Stirbois, 32 ans). " Les réserves de voix s'amenuisent " (Frédéric Marchand). Reste l'hypothèse d'alliances au centre, que les militants ne rejettent pas, à condition que leur parti les négocie en position de force, sur des bases idéologiques claires et fixées par avance.

La social-démocratie, qu'aucun de ces militants ne cite spontanément, suscite encore des réticences inavouées. Interrogés à ce sujet, ils font mine de relativiser la portée de l'expression. " Un argument marketing en interne ", note Frédéric Marchand. " N'est-on pas sociaux-démocrates depuis le tournant de la rigueur, au début des années 1980 ? ", s'interroge Stéphane Thiery. Vingt-cinq ans plus tard, l'appellation a pourtant toujours du mal à passer. " Les socialistes font comme s'il fallait encore discuter de la mondialisation. Ce n'est plus le moment de ne pas en vouloir, parce qu'elle est là. Il faut vivre dans le monde actuel. Si ça continue, on va faire comme le PCF, on va fondre comme neige au soleil. Je ne comprends pas pourquoi ça fait peur ", note Zoé Carré.

Source : Le Monde par Jean-Baptiste de Montvalon

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Vendredi 1 juin 2007

anti_bug_fck UNE ÉTAPE après l'autre : c'est la méthode de Bertrand Delanoë. Elle est dans son tempérament. Elle est aussi dans son intérêt. Depuis que Paris a montré une relative résistance à la vague sarkozyste en accordant au candidat de l'UMP un score inférieur à sa moyenne nationale lors de l'élection présidentielle, son maire peut faire valoir, au sein du Parti socialiste, ses galons de valeureux combattant contre la droite triomphante. Du coup, il fait de moins en moins mystère - à travers ses apparitions dans les médias - de son ambition de mener, en 2012, la contre-offensive, en conduisant, le cas échéant, les opérations, directement de la rue de Solférino.

Encore lui faut-il remporter la bataille des législatives et rester maire de Paris au moins jusqu'au lendemain des municipales de mars 2008. Ce qui l'oblige à une stratégie des fronts successifs.


" JE SUIS TRÈS, TRÈS ENGAGÉ "


Jeudi 31 mai, M. Delanoë a réuni le bataillon presque complet des dix-huit candidats PS (plus une issue du PRG) aux législatives à Paris dans un restaurant du 12e arrondissement. " Je suis très, très engagé " auprès de chacun, a-t-il insisté avant de lancer un appel à la mobilisation des électeurs parisiens. " Votez ! Il en va de notre culture démocratique, de l'intérêt de la France qui a besoin d'un équilibre, de l'intérêt de Paris aussi ", a-t-il ajouté pour mieux justifier son engagement d'élu local. " Depuis cinq ans, tous les députés UMP de Paris - 9, contre 12 élus de gauche - m'ont mis des bâtons dans les roues sur le logement social, les crèches, le tramway. Je les ai toujours eus contre moi. Ceux qui sont candidats UMP sont candidats contre moi ", a-t-il prévenu.

La lecture du score des législatives déterminera les rapports de force droite-gauche pour les municipales. Dont dépendra le sort de M. Delanoë. Aussi relativise-t-il par avance leurs résultats. Le 17 juin, il ne faudra pas seulement compter les gains ou les pertes de sièges, " mais comparer les résultats avec ceux du reste du pays ", a indiqué M. Delanoë.

Le maire de Paris a personnalisé l'enjeu des législatives. Mais il a pris soin, une fois de plus, de ne pas faire sa promotion personnelle. Justifiant son pas de côté pour ne pas apparaître au centre de la photo des dix-neuf candidats, il a glissé : " Je ne suis pas candidat ! " Allusion au message qu'il diffuse depuis le 6 mai : " Je ne demande rien pour moi. Je m'inscris dans une réflexion constructive et non individualiste. " Prêt à s'investir dans la rénovation " du logiciel du PS ", M. Delanoë a fustigé les " attitudes orgueilleuses ", critiquant implicitement Ségolène Royal. Ajoutant : " Nous, la gauche, on ne peut pas faire du bonapartisme. Chaque fois qu'on a gagné, le leader était dépassé par le projet collectif. "

Source : Le Monde par Béatrice Jérôme

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Vendredi 1 juin 2007
anti_bug_fckPour diriger le PS, Royal semble encore avoir une bonne assise. C'est en tout cas ce que laisse penser le sondage CSA pour Le Parisien réalisé sur un échantillon de 955 personnes auxquelles ont été soumis 8 noms de candidat pour la nouvelle tête du parti. Royal et DSK arrivent largement en tête et ferraillent avec 47% et 45 %, Delanoë (26 %), Fabius et Montebourg (12%), Manuel Valls et Vincent Peillon (5%) et Rebsamen (2 %). Mais les chiffres sont très différents quand on trie les personnes interrogées selon leur vote au premier tour de l'élection présidentielle: les électeurs PS sollicitent ainsi à 72 % l'ex-candidate tandis que DSK est le favori de ceux qui ont voté Bayrou (63 %) et des supporters de Sarkozy (54 %). 

Source : Marianne

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Vendredi 1 juin 2007

anti_bug_fckLes heures supplémentaires vont êtres défiscalisées pour les personnes à temps partiel et pour les cadres !

Les personnes à temps partiel travaillent, volontairement ou non, moins de 35 heures par semaine et ne commencent selon les règles actuelles à être payé en heures supplémentaires qu’au-delà de 35 heurs hebdomadaires ; les heures comprises entre leur horaire normal et 35 heures sont payées au taux normal et ne sont pas considérées comme des heures supplémentaires. Donc de deux chose l’une soit on nous prend pour des billes car ne seront défiscalisées que les heures au delà de 35 heures et la caissière qui bosse à mi-temps dans son fast-food ne verra aucun changement avec les futurs lois sur les heures de travail, soit sont défiscalisées les heures au delà du contrat de travail et la je passe tout de suite au temps partiel mais cela risque de coûter un maximum à l’état.
 
Pour les cadres c’est encore plus simple eux ne sont pas impactés par les heures supplémentaires qu’un cadre travail 35 heures ou 70 il gagne exactement la même chose. Cela dit c’est économique défiscaliser 0 € n’est pas trop onéreux ; ou alors on commence à dire qu’ils sont assujettis aux heures supplémentaires mais la c’est aux entreprises que ça coûtera un maximum.
 
Il nous reste à attendre pour savoir à quelle sauce nous allons être mangés. Enfin avec un peu de chance nous allons pouvoir demander à nos employeurs de passer sur un travail à mi-temps et la moitié de nos salaires échappera naturellement à l’impôt et vu que pour l’employeur il y aura des charges sociales allégées il devrait être d’accord. Pour la dette je ne suis pas bien sur que cela arrange quelque chose. Et puis comme on arrivera au même revenu plus tôt on devrait pouvoir travailler 34 heures par semaine.


Jérôme
Par Jérôme - Publié dans : Tiens, tiens... - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Vendredi 1 juin 2007

anti_bug_fckRoyal en campagne 

Ségolène Royal est allée soutenir ses amis politiques en campagne pour les législatives, comme le rapporte Libération. Elle effectue une « tournée marathon entre Rhône, Ardèche et Alpes-de-Haute-Provence » qui a commencé par une visite de Lyon et ses alentours pour accompagner Najat Bel-Kacem, son ancienne porte-parole, candidate dans la 4e circonscription. Elle a ensuite apporté son soutien à Jean-Louis Bianco, son ancien directeur de campagne, à Digne-les-Bains. L'ex –candidate en a profité pour donné son éclairage sur l'avenir du Parti socialiste : « Des stratégies nouvelles sont à inventer », a-t-elle expliqué, hors de la « logique de congrès », contre un « système verrouillé » et loin des « haines recuites ». Regardant après coup sa campagne, elle a mis en avant certains problèmes : « Un projet sans candidat, une bataille de désignation, la construction d'un programme présidentiel... Ça ne tient pas debout. Le calendrier était un élément de faiblesse.» Et Libération de commenter « François Hollande appréciera ».

Cambadélis : littérature et poulet 

Interrogé par de nombreux journalistes, y compris par Marianne2007.info sur ce sujet, Jean-Christophe Cambadélis nie absolument être l'auteur mystérieux de La Chute de la maison Royal, un ouvrage paru chez Balland le 25 mai qui retrace et analyse jour par jour l'échec de la candidate socialiste. Il le répète d'ailleurs sur son blog en réponse à Guy Birenbaum : « Je n'ai pas l'habitude de me cacher quand je déploie mes idées. » Le député de Paris précise d'ailleurs qu'il sort un livre, signé de son nom, le 21 juin prochain, chez Plon. Il fait part de son agacement à être ainsi accusé d'avoir écrit le pamphlet contre Ségolène Royal : « Je trouve le procédé du pamphlet anonyme lamentable, tout autant que la volonté de me faire porter le poulet qui plus est bien mauvais. » 

Source : Marianne

 

Par LIBERONS SEGOLENE - Publié dans : Tiens, tiens... - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Vendredi 1 juin 2007

Nous vous laissons commenter à votre guise le premier des trois volets de la réfléxion de notre camarade Dominique, vous pouvez même en dire du bien ;-)anti_bug_fck

Trois ruptures pour une refondation à gauche
« Le Nouvel Observateur » lance le grand débat sur la rénovation de la gauche. Première contribution : celle de Dominique Strauss-Kahn, qui entame cette semaine une série de trois textes, dans lesquels il développe sa vision de la société française et dessine les nouvelles frontières d'un réformisme sans tabous

 

Pour une société juste

Nous venons de subir une troisième défaite consécutive à l'élection présidentielle. Manifeste au soir du 6 mai, elle était latente depuis le premier tour, le 22 avril : jamais le score de la gauche n'avait été aussi bas. La défaite vient de loin. Elle sanctionne un refus, celui de nous réformer. C'est à cela que je veux aujourd'hui m'attacher.

Rendre un avenir à la gauche : voilà l'enjeu. Il faut le faire en regardant le monde tel qu'il est, avec les Français tels qu'ils sont.

Le socialisme du réel doit être celui d'une gauche efficace au temps de la mondialisation. Trois principes l'animeront : une vraie compréhension des inégalités et non pas une grille de lecture dépassée ; une efficacité sociale et non pas des slogans inopérants ; une stratégie émancipatrice redonnant de la force à l'idée de progrès. Osons le dire : notre lecture de la lutte des classes est totalement dépassée.

Il est devenu commun d'annoncer la « fin d'Epinay », c'est-à-dire l'épuisement du grand cycle historique de la gauche française, né en 1971 de l'unification des socialistes par François Mitterrand autour d'un mot d'ordre, la rupture avec la société capitaliste, et d'une stratégie politique, l'union de la gauche. Nous devons tourner cette page pour ouvrir un cycle nouveau.

Nous devons le faire pour les raisons que chacun perçoit : parce qu'il est temps que les nouvelles générations de la gauche puissent écrire leur propre histoire ; parce que cette rhétorique révolutionnaire a depuis longtemps perdu tout rapport avec notre pratique du pouvoir ; parce que l'état actuel des forces à gauche pose la question de notre stratégie et de nos alliances.  

Mais nous devons le faire pour une raison plus profonde : le cycle d'Epinay est achevé parce que la vision de la société sur laquelle il reposait est devenue caduque. « La lutte des classes », la réduction « en dernière instance » de l'ensemble des inégalités au clivage capital / travail, l'illusion d'un prolétariat homogène et uni entraînant dans son sillage l'ensemble du salariat ne constituent certes plus les principaux leitmotivs du discours socialiste. Mais faute d'avoir réalisé lors des dix dernières années notre aggiornamento, notre analyse de la société continue de s'inspirer d'une vague lecture marxiste, héritée des années 1960, qui étudie les problèmes économiques et sociaux à partir du vieux triptyque couches populaires / couches moyennes / détenteurs du capital, sous l'angle exclusif de l'affrontement et de l'équilibre entre ces classes sociales. C'est le décalage croissant entre les mutations, accélérées, de la société française et nos grilles de lecture, obsolètes, qui compose à mes yeux la toile de fond de nos revers électoraux. Pour le dire autrement, il me semble qu'en 2002 comme en 2007, nous avons d'abord buté sur notre inaptitude à analyser la nouvelle réalité sociologique française. Cette nouvelle réalité, c'est celle de la fragmentation sociale. Les inégalités traditionnelles n'ont pas disparu dans la société française des années 2000 : la mondialisation exacerbe la subordination du monde du travail aux détenteurs de capitaux. Les disparités de revenus et de patrimoine entre les cadres et l'ensemble des salariés d'exécution, qui agrège les ouvriers à la masse des employés du tertiaire aux salaires peu élevés, ne se réduisent guère. Mais ces inégalités traditionnelles n'expliquent plus la dynamique sociale. Un puissant processus d'individualisation a fait imploser les anciennes « classes ». Il n'est pas indifférent d'avoir un emploi ou de disposer de revenus de transfert, de bénéficier d'un CDI ou d'évoluer dans l'univers des CDD, de travailler dans une grande entreprise ou dans une PME, dans une zone tirée par la mondialisation ou frappée par la désindustrialisation, dans le secteur public ou dans le secteur privé. A cela s'ajoute tout ce qui ne relève pas du statut socioprofessionnel mais joue un rôle décisif dans la distribution des richesses et des possibilités d'épanouissement personnel : les inégalités entre les sexes et entre les générations, ainsi que les discriminations raciales. Tout ceci se résume dans ce qui traduit une large part du malaise français : les inégalités territoriales. Il n'y a pas deux France, « la France d'en haut » et « la France d'en bas », la France qui va bien et la France qui souffre, mais une France éclatée en mille univers : celui des jeunes de banlieue et celui des retraités des zones rurales, celui des nouveaux prolétaires des industries de l'Est, celui des travailleurs précaires maintenus aux marges de la société, celui des salariés qui ne jugent pas toujours légitime l'effort fait en direction de moins bien lotis qu'eux. Le temps n'est plus où la gauche pouvait se contenter d'être le porteparole du seul prolétariat dans un monde injuste. Aujourd'hui, elle doit redéfinir ce qui fonde une société juste. Nicolas Sarkozy a fait son miel des antagonismes que nourrit l'hétérogénéité sociale. En choisissant ses boucs émissaires, en épousant la méfiance spontanée qu'inspirent les « assistés » aux salariés « qui se lèvent tôt », en opposant la France des campagnes à celle des « racailles », il s'est donné les moyens de réunir une majorité. Il a joué sur les peurs et les rancoeurs, mais aussi sur l'espoir d'une énergie nouvelle. Je suis convaincu qu'il sera impossible pour la gauche de reconquérir le pouvoir et de l'exercer durablement si elle ne prend pas, elle aussi, la mesure de cette nouvelle société française. C'est cette mise à jour qu'il nous faut faire. C'est à ce socialisme du réel que je veux convier la gauche et les Français. Pour retrouver une crédibilité politique, nous devons éviter trois écueils : ignorer la fragmentation sociale en imaginant qu'on peut encore construire un « front de classes » à l'ancienne autour de quelques mots d'ordre anticapitalistes et altermondialistes ; capituler devant la « société des individus » en courant après tous les mouvements sociaux et en se laissant disloquer par toutes les revendications ; contourner le problème en faisant de la démocratie participative ou du nécessaire dialogue social une fin en soi. 

Pour moi, trois pistes mènent à notre rénovation idéologique. D'abord, la promesse d'un Etat social à nouveau efficace. Chacun constate combien il s'est dégradé depuis 2002. Je crains que les dégâts à venir ne soient comparables à ceux qu'infligea le thatchérisme au Royaume-Uni des années 1980. Mais je crois aussi que s'enfermer dans la seule défense des acquis condamne la gauche à n'être qu'un rempart vite contourné face au réformisme libéral. Pour rester fidèle à ses valeurs, la gauche doit reconnaître la nécessaire adaptation de notre modèle social aux défis de la mondialisation, du vieillissement démographique et de l'individualisation des situations. Rien n'est tabou : sur le financement des retraites, l'évolution du système de santé, la réforme du marché du travail, la reconfiguration territoriale des services publics, les électeurs potentiels de la gauche attendent de notre part un discours de vérité pour reconstituer notre crédibilité. La gauche doit aussi répondre à la demande de protection face à la mondialisation : je continue de penser que la construction de l'unité politique de l'Europe est la seule réponse stratégique sérieuse que les socialistes puissent opposer aux contradictions du discours de Nicolas Sarkozy, qui a promis tout à la fois le libre marché au CAC 40 et le protectionnisme aux salariés. Enfin, cet Etat social renouvelé doit désormais promouvoir cette catégorie d'entrepreneurs qui inventent notre avenir. Nous devons les considérer comme d'authentiques acteurs du progrès social et non comme des « ennemis de classe » à vouer aux gémonies. La deuxième piste est celle d'un nouveau compromis social. Nous devons assumer plus clairement nos priorités politiques et définir le type de société que nous voulons bâtir : quel partage de la valeur ajoutée, quel arbitrage entre la progression du pouvoir d'achat des différentes catégories de salariés et le soutien à la lutte contre l'exclusion et au noyau dur du chômage ? Est-il concevable que nous revenions devant les électeurs sans avoir déterminé la répartition de l'effort fiscal qui nous semble souhaitable ? La troisième piste enfin touche à l'utopie fédératrice de l'égalité réelle et d'une société juste. Adopter le socialisme du réel que je préconise, ce n'est pas se résigner au pragmatisme et à l'ordre établi : il s'agit de faire face à la réalité pour pouvoir la changer. Je crois d'ailleurs que la gauche ne peut se passer, dans notre pays, de cet horizon d'une transformation radicale de la société qui, depuis la Révolution, donne sens à ses combats. La « rupture avec le capitalisme » a cédé la place à un nouvel objectif tout aussi stimulant : la construction par l'égalité réelle d'une société juste. L'égalité réelle, c'est d'abord l'égalité des droits, la lutte contre les discriminations sexistes, raciales, générationnelles, territoriales. Mais c'est aussi la lutte contre la reproduction sociale qui demeure, malgré la « massification » du système scolaire voulue par la gauche, une réalité structurante de la société française. Articulé autour de propositions audacieuses et d'engagements financiers précis en matière d'éducation, de santé et de logement, ce mot d'ordre peut, lui aussi, être fédérateur dans une France qui aspire profondément à relancer l'ascenseur social. Si la gauche ne se fixe pas cette nouvelle frontière comme horizon, on pourra légitimement se demander à quoi elle sert. Le socialisme est d'abord une protestation contre l'ordre existant. Mais il exprime aussi une volonté d'émancipation concrète. C'est ce que je développerai dans ces colonnes lors des deux semaines à venir.

Dominique Strauss-Kan
Source : Le Nouvel Observateur

Par LIBERONS SEGOLENE - Publié dans : Tiens, tiens... - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Vendredi 1 juin 2007

Quarante-sept pour cent des Français souhaitent que l'ex-candidate socialiste à la présidentielle, Ségolène Royal, dirige le Parti socialiste et sa rénovation, selon un sondage CSA pour Le Parisien/Aujourd'hui en France publié vendredi.

Le Premier secrétaire du PS a récemment confirmé qu'il ne solliciterait pas un nouveau mandat à la tête du PS.

Ils sont 45% de sondés à citer Dominique Strauss-Kahn, tandis que le maire de Paris Bertrand Delanoë recueille 26% d'avis favorables. Ils sont suivis par Laurent Fabius et Arnaud Montebourg qui obtiennent chacun 12%.

Ce sondage a été réalisé par téléphone les 30 et 31 mai auprès d'un échantillon de 955 personnes de 18 ans et plus.

Par LIBERONS SEGOLENE - Publié dans : Actualités - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Vendredi 1 juin 2007

anti_bug_fckCOMME si la défaite présidentielle n'avait pas eu de prise sur sa popularité, les quatorze candidats socialistes aux législatives dans le département du Rhône se sont bousculés hier à Lyon pour s'afficher à côté de l'ex-candidate venue les soutenir le temps d'une matinée. Leurs concurrents aussi, comme sur le marché de Montplaisir, dans le VIIIe arrondissement, première étape de la visite. Ségolène Royal y accompagnait sa porte-parole, Najat Belkacem, candidate dans la circonscription voisine, toute acquise à la droite et que brigue l'UMP Dominique Perben.

Le collègue de ce dernier, Jean-Michel Dubernard, candidat à la réélection face au PS Jean-Louis Touraine, s'est même payé le luxe d'un accueil républicain, serrant la main de la présidente de Poitou-Charentes d'un « Bienvenue dans ma circonscription ». Détendue, presque mutine, Ségolène Royal a un instant joué la marchande des quatre-saisons pour servir les chalands. Un moment plus tard, à Vaulx-en-Velin, avec le président du conseil régional Jean-Jack Queyranne, candidat dans la septième circonscription, le contact avec les habitants a été, tout en étant aussi rapide, direct et plus chaleureux : les caméras y étaient plus rares. À la Duchère, sur les terres populaires que brigue Pierre-Alain Muet, conseiller économique de Royal pendant la campagne et adjoint du maire de Lyon, le succès populaire a été à la mesure du score obtenu dans ce secteur de Lyon le 6 mai dernier : 57 % des suffrages.

Grimpant quelques marches pour improviser un discours, elle a appelé à « poursuivre et transformer le score de la présidentielle ». « Je vous confie cette mission », a-t-elle lancé à la centaine d'habitants qui lui ont répondu avec ferveur sous forme de « youyou ».

Continuité du « pacte présidentiel »

« C'est dans les défaites que l'on prépare les victoires futures, tu as engrangé de la sympathie, de l'amitié, de la ferveur, tout cela est porteur pour l'avenir », lui a répondu le sénateur maire PS de Lyon Gérard Collomb qui l'accompagnait tout au cours de cette visite. Devant l'ensemble des candidats réunis sur une péniche amarrée sur les berges du Rhône récemment aménagées - le fil rouge de ce déplacement collait aux réalisations municipales de Gérard Collomb - Ségolène Royal a pris comme base le succès de son meeting présidentiel à Lyon pour demander aux militants de « s'appuyer sur les forces qui se sont levées » pour obtenir aux législatives « un groupe parlementaire d'opposition le plus fort possible, créatif, offensif, imaginatif, en capacité de proposition dans la continuité de mon pacte présidentiel ».

« Un groupe parlementaire fort, c'est une gauche forte qui se renouvelle, qui est créative, qui réfléchit aux dogmes dont elle a parfois été prisonnière et qui continue le mouvement de rénovation engagé lors de la campagne présidentielle », a-t-elle ajouté.

Ségolène Royal devait poursuivre son déplacement en Ardèche à Privas, où elle avait tenu sa première réunion présidentielle, puis à Digne, pour soutenir son ancien directeur de campagne Jean-Louis Bianco.

Source : FRÉDÉRIC POIGNARD  pour Le Figaro

Par LIBERONS SEGOLENE - Publié dans : Actualités - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires

Jeudi 31 mai 2007

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Ce matin ma fille se lève, les cheveux en bataille, le regard dans le vide... On est dans la salle de bain, et tout d'un coup elle plante son regard noir dans le mien et me demande : "Maman, tu as vu cette émission aux Pays Bas, une femme qui a un cancer du cerveau et qui va donner son rein à celui ou celle que les gens auront choisi pas SMS ?". Je lui répond tristement que oui, j'ai vu ça... et elle poursuit avec toute la gravité d'une môme de doauze ans "Mais Maman, ça veut dire qu'on va décider de la vie ou de la mort de quelqu'un, comme ça, en tapant sur son portable ?"

Je dois dire que je n'ai pas su quoi lui répondre d'autre qu'un petit oui, un oui tout mince... 

Un petit oui, tout petit presque inaudible derrière l'assourdissant silence des moralités humaines qui s'éteignent, peu à peu, un peu partout...

Un petit oui qui oserait à peine sortir si on y rajoute les entreprises de culpabilisation de la jeunesse pour tous les maux qui nous assaillent (voir la loi sur la délinquence des mineurs, cette irrépressible besoin de chercher chez un bébé à naître le future ennemi public n° 1)

Un petit oui qui cache la Honte sans fond que j'éprouve face à ce monde que nous, adultes promettons à nos enfants... Car qui sont les coupables, les enfants qui seraient génétiquement programmés pour tuer, voler, violer ou nous les adultes qui serions financièrement attirés par la facilité d'une culture irrationnelle et sans morale ?

Je ne parle pas de morale religieuse, je parle de morale humaine, de cette morale qui nous différencie de l'animal. Parce qu'avec l'emission dont je vous parle et qui est promise à une sanglante audience, nous ouvrons un peu plus la boîte de Pandorre de la déliquessence de l'humain... La vie humaine n'a plus de valeur si elle ne rapporte pas...

Accusez moi de récupérer si vous voulez, mais j'y vois la différence entre le capitalisme (renommé élégamment "libéralisme") qui voit ce que "coûte" une vie (charges sociales, salaires, assistance sociale...) et le socialisme (élégamment rebaptisé "progressisme") qui voit ce que "vaut" une vie (solidarité nationale, rémunération du travail, aide aux plus démunis...)

Alors à ma fille je veux pouvoir dire : "Non, ce n'est pas vrai, tu as rêvé. Dans notre monde ce ne serait pas possible, les consciences de l'Humanité ne l'admettrait pas ! Personne ne voudrait de ça, tu as rêvé ma fille, tu as rêvé..."

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Par Isabelle - Publié dans : Indignation - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Jeudi 31 mai 2007

anti_bug_fckUne fois n’est pas coutume, je débuterai ce nouveau billet par un peu d’histoire afin de prendre conscience de certaines réalités, tout du moins modestement je le pense.

En 1958, le Général de Gaulle accède au pouvoir et fonde la cinquième république, un coup d’état dira François Mitterrand, propos repris plus tard par Arnaud Montebourg. En 1969, suite au référendum, le grand Charles s’exile à Colombey, il sera remplacé à la tête de l’Etat par Pompidou. Le décès rapide de Pompidou donne à la France Giscard comme nouveau Chef de l’Etat. Pourtant la gauche était prête à assumer cette fonction, Mitterrand avait au congrès d’Epinay pris le pouvoir sur le PSU et… l’avait changé en Parti Socialiste, un véritable outil politique de conquête, raté en 1974, mais de peu et surtout faute de temps de préparation. En 1981, le bonheur, la gauche après 23 ans d’opposition accède à la fonction suprême et y restera 14 courtes années. En parallèle de cela, un certain Chirac crée en 1977, une véritable machine à gagner le RPR et ce ne seront pas les multiples déviances de ce Parti qui l’empêcheront de gagner les élections présidentielles de 1995. Un peu plus tard, certainement sur ordre, « le meilleurs d’entre nous » fonde avec d’autre structure de droite l’UMP, l’ex premier ministre est rattrapé par les affaires ou plutôt accepte de servir de valve de décompression, bref suite à sa condamnation, le maire de Bordeaux se retrouve innelligible et se contraint à l’exil au Canada. Le secrétaire Général de ce Parti neuf, un certain Nicolas S s’en approprie les rênes… J’éviterai de relater la suite des événements et notamment un certain 6 mai 2007, très frais dans notre esprit et surtout encore très blessant pour beaucoup d’entre nous.
 
Alors pourquoi nos dirigeants actuels n’ont pas eu cette analyse ? Une petite précision et parenthèse je ne remets nullement en cause ni ne conteste toutes les merveilleuses mesures prise par le PS depuis plus de 30 ans, là n’est pas le propos… Par contre ce Parti Socialiste en tant qu’outil de conquête du pouvoir suprême, n’a eu de vie et il faut en avoir conscience, que de 1971 à 1981. Alors que s’est il passé, est-ce les ambitions parfois démesurées des uns et des autres, pas de réponse pour cette action de préservation parfois ringarde d’une structure et de ses institutions. Même Tony Blair a restructuré son Labour et l’a changé en New Labour avant de prendre le pouvoir en Grande Bretagne.
 
J’ai beau me creuser la tête, aucune réponse censée me vient à l’esprit, je me permettrai de reprendre une formule des journalistes malgaches, qui quand ils sont dépassés par un événement ou une situation inexplicable pour leurs lecteurs écrivent je cite « nous ne pouvons pas vous en dire plus, sachez que c’est de la haute politique » formule honnête en soi que bon nombre de nos journalistes devrait reprendre parfois afin d’éviter d’écrire n’importe quoi.
 
Ce qui de plus est rageant dans cette histoire, c’est que pour la première, voire la deuxième (en 1988 Mitterrand a été réélu de par sa  légitimité) depuis le début de la Cinquième République et grâce à la personnalité de notre candidate et du changement honnête et profond qu’elle inspirait, la Gauche aurait pu accéder au pouvoir non par défaut mais par une véritable légitimité. 
Rappelez vous, François Mitterrand ne fut élu en 1981 que grâce à l’aide apportée par Chirac et son RPR qui rejetait Giscard, en 1997 c’est le bilan « du meilleur d’entre nous » et son rejet dans l’esprit des électeurs qui après dissolution a permis au gouvernement Jospin de prendre vie. Et même le grand chelem aux régionales, dont certains encore se glorifient, n’est pas une victoire nette mais un désaveu d’un Chirac qui envers et contre tout maintenait un certain Raffarin. Alors messieurs les bien pensant du Parti Socialiste, monsieur le premier secrétaire, écartez vos ego, organisez nous un congrès et pas fin 2008 comme je l’ai entendu, mais en octobre 2007. Permettez moi de vous dire, malgré tout le respect que j’ai parfois pour vous, que vos calculs, vos visions politiques et vos motions molles (comme cette dernière au Mans) n’ont fait que desservir la base militante qui de plus en plus exprime un certain dégoût, non pas pour les idées, mais pour une malhonnête façon de faire parfois. Et beaucoup de notre électorat est tenté par les paillettes de « l’ennemi ».
 
Comme l’ont été, et je terminerai par cela, Bernard, Jean-Pierre, Martin, Georges Marc, Eric et les autres… Cette fameuse équipe d’ouverture « soudée », présentée comme telle par notre nouveau locataire de l’Elysée. Alors sachez messieurs qu’en dehors de strass et des paillettes vous vous êtes gentiment fait avoir (et je reste poli quand je prétends cela). Votre position ne sert qu’un seul homme le petit Nicolas et j’en veux pour preuve que vous soyez ministre ou simple conseiller du Président, vous n’avez pas les coudés franches… Bernard qui ne peut choisir son cabinet et dont les attributions sont limités, l’initiateur (sic) du promeneur du champs de mars (conseiller culturel à l’Elysée) qui se fait snober par la nouvelle ministre de la culture qui crie haut et fort à qui veut l’entendre qu’elle ne sera jamais tributaire de la « mouche du coche », ce pauvre Martin qui a du mal a se faire entendre par la nouvelle ministre de la santé (celle de « garez vos voiture à l’ombre ») etc. etc.
 
Alors messieurs que vous arrivent-il, un « pétage » de plomb, une fin de carrière, comment expliqueras tu mon cher Martin ta position à l’abbé Pierre si toutefois tu le rejoins au paradis. Je ne parlerai pas de Georges Marc B. et encore moins d’Eric B. tout a été dit. Ah si encore, une petite chose sur Jean Pierre J., le camarade de promotion et néanmoins ami (ex) de notre premier secrétaire. François Hollande a déclaré à la presse que Jean-Pierre avait toujours eu quelques orientations le cœur à droite, dommage de s’en rendre compte maintenant, surtout que le fameux Jean Pierre n’a été autre que le directeur de cabinet du premier ministre, un certain Jospin, mais si rappelez-vous celui qui quitta le navire en… 2002. Je finirai sur Bernard, celui qui a accepté ce poste aux affaires étrangères, proposé à Hubert dans un premier temps (Vedrine devait être plus exigeant et surtout moins malléable). Enfin Bernard, n’oublies pas d’où tu viens, n’oublies pas toutes les extraordinaires actions menées au cours de ta vie, n’oublies pas ton utopisme, n’oublies pas notre extraordinaire admiration pour toi… Coluche prétendait que tu étais, je cite  « un tiers mondain, deux tiers mondiste » je me permettrai juste de rajouter, ne deviens pas un tiers hautain, deux tiers autiste. 

Patrick PROFIT
Par Patrick PROFIT - Publié dans : Billet d'Humeur - Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires

Jeudi 31 mai 2007

anti_bug_fckFrançois Fillon a plaidé mercredi soir pour que le Conseil des ministres devienne "un lieu où l'on débat", comme "dans n'importe quel conseil d'administration", (est-ce à dire que tous les français sont considérés comme les employés de l'entreprise France dont le nouveau PDG claque les dividendes à Brégançon tous les week end ? (on parle même de sa volonté d'y faire creuser une piscine !!!)) et annoncé la nomination de "quelques" secrétaires d'Etat supplémentaires après les législatives.
 
La rupture que "les Français ont exigée (...) est déjà en marche à travers la composition de mon gouvernement", (SON gouvernement nommé et décidé par SON patron-président) a déclaré le Premier ministre à Loué (Sarthe), un village de la 4ème circonscription, où il est de nouveau candidat aux législatives des 10 et 17 juin.
 
Mettant en avant son "gouvernement resserré", M. Fillon a annoncé qu'au-delà des quatre secrétaires d'Etat déjà nommés, "il y en aura quelques autres qui seront nommés après les élections législatives si nous avons la majorité".
 
"Ce seront des vrais secrétaires d'Etat, comme autrefois, c'est-à-dire des collaborateurs des ministres, qui n'assisteront pas au Conseil des ministres", a-t-il argué devant environ 300 personnes réunies au centre culturel de Loué pour sa première réunion publique dans sa circonscription, où il a été candidat -avec succès- à chaque scrutin depuis 1981.
 
Contrairement à ce qui se passe "depuis 25 ans", "il faut que le Conseil des ministres redevienne un lieu où l'on débat, où des hommes et des femmes venus d'horizons différents peuvent s'exprimer, peuvent dire par exemple qu'ils ne sont pas d'accord avec une mesure proposée par un autre", a-t-il dit.
 
Il faut qu'il y ait "débat comme dans n'importe quel conseil d'administration, n'importe quel conseil municipal, n'importe quelle association", a poursuivi M. Fillon après avoir comparé la veille à Nice le président Nicolas Sarkozy à "un patron".
 
"La vérité, c'est que depuis le général de Gaulle, il n'y a plus de débat en Conseil des ministres (...) Les débats sont secrets naturellement, ils sont tellement secrets que le soir même, ils sont intégralement dans les journaux. Du coup, personne n'ose plus l'ouvrir au Conseil des ministres", a-t-il dit. (oui tandis que là, on dira tout bas ce que tout le monde pense tout haut ...bien sûr bien sûr...)
 
M. Fillon a passé la majeure partie de son intervention à présenter sa feuille de route à Matignon. A son arrivée à Loué, il avait toutefois lancé à la presse: "le Premier ministre vient faire une campagne électorale dans la Sarthe, il ne vient pas répondre aux questions des journalistes de la presse nationale". (na !)
 

Source
: AFP

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Jeudi 31 mai 2007

anti_bug_fckNéli, 8 ans, vient de passer sa première nuit au centre de rétention de Marseille. LA première nuit d'une enfant dans cette «prison», comme elle l'appelle. «Est-ce que je suis en prison ? Je veux retourner à l'école !»

A l'initiative du Réseau Education Sans Frontières (RESF), une quarantaine de personnes se sont rassemblées le mercredi 30 mai devant le centre de rétention dès son ouverture afin de rendre visite à la famille Al Khalili.

Arrivée la veille depuis Toulouse, cette famille avait été raflée à 6 heures du matin dans sa chambre d'hôtel, bien qu'ayant introduit un recours contre un arrêté d'expulsion. Seul leur fils de 18 ans, sorti, y a échappé. Mais que va-t-il faire seul ?

D'origine arménienne, née à Bakou en Azerbaïdjan, Mme Al Khalili n'est reconnue par aucun de ces deux pays. Seront-ils expulsés vers la Russie dont M. Khalili a la nationalité alors qu'ils vivent depuis cinq ans en France ?

Le RESF de Toulouse connaît bien cette famille et c'est probablement pour casser une éventuelle mobilisation locale que celle-ci a été acheminée à Marseille.

Mais ici non plus, nous ne laisserons pas faire ça en notre nom. Nous ne laisserons pas briser l'avenir de Néli, dont les droits fondamentaux (et notamment celui d'aller à l'école) sont garantis par les chartes, traités et autres conventions internationales.

A l'occasion du passage de la famille devant le Juge des Libertés et de la Détention qui doit statuer sur leur sort, le RESF de Marseille appelle à un grand rassemblement
ce jeudi 31 mai à 10 heures
devant le centre de rétention :
26 boulevard des Peintures 13014, métro Bougainville.

• Florimond Guimard  ainsi que le RESF de Marseille •

Source : A l'école des sans papiers

Par LIBERONS SEGOLENE - Publié dans : Indignation - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires

Mercredi 30 mai 2007

Par LIBERONS SEGOLENE - Publié dans : Actualités - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
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