Le Bail en résidence surveillée pour Aung San Suu Kyi expire le 27 mai, avec l'espoir qu'il ne se renouvelle pas !

Publié le par Libérons Ségolène

Ceux qui nous suivent depuis longtemps savent que nous profitons parfois de la tribune que nous offre ce blog pour alerter sur des sujets qui nous tiennent à coeur, le sort d'Aung San Suu Kyi en est un... Not'nouveau président a juré le soir de son election de s'occuper des femmes martyrisées, elle en est une, depuis de trop nombreuses années... ce serait pas mal d'ajouter le nom du nouveau dirigeant français à la suite des 50 autres, anciens dirigeants, qui réclament sa libération, non ?

Une lettre, signée par une cinquantaine d'anciens dirigeants du monde entier, appelle la Birmanie à libérer Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix assignée à résidence depuis onze ans.

Les ex-présidents américains Bill Clinton et George Bush père, l'ancien chef de la Commission européenne Jacques Delors et une cinquantaine d'anciens décideurs ont réclamé, dans une lettre datée du lundi 14 mai, la libération de l'opposante birmane et prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, a indiqué un organisme norvégien.
Dans la lettre, adressée au chef de la junte birmane, le généralissime Than Shwe, les 57 signataires demandent "la remise en liberté immédiate du seul lauréat du prix Nobel de la paix emprisonné au monde, Aung San Suu Kyi".
Aung San Suu Kyi, 61 ans, est assignée à résidence à Rangoun depuis 2003. Au total, depuis 1989, elle a été privée de liberté pendant plus de 11 ans.

Echéance dimanche 27 mai

Elle avait reçu le prix Nobel de la paix en 1991, mais n'avait pu faire le voyage d'Oslo pour recevoir sa récompense. Le prix avait été remis à ses deux fils, Alexander et Kim, en son nom.
Son assignation à résidence actuelle expirera le dimanche 27 mai. Cette date fournirait "une excellente opportunité" pour une libération, soulignent les signataires, mais la junte militaire birmane l'a, à plusieurs reprises, prolongée dans le passé.

Suu Kyi prône "un dialogue pacifique et non-violent"

"Aung San Suu Kyi n'appelle pas à une révolution en Birmanie mais à un dialogue pacifique et non-violent entre l'armée, la Ligue nationale pour la démocratie (LND, son parti) et les groupes de populations de Birmanie", font valoir les signataires.
Outre l'ancien chef du gouvernement norvégien Kjell Magne Bondevik, initiateur de l'appel via son Centre d'Oslo pour la paix et les droits de l'Homme, la liste comprend l'ancien Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto et l'ex-président américain Jimmy Carter, lui-même prix Nobel de la paix, en 2002.

De nombreux appels internationaux

Se sont joints à l'appel les anciens présidents brésilien Fernando Henrique Cardoso, tchèque Vaclav Havel, philippin Fidel Ramos, chilien Ricardo Lagos Escobar et sud-coréen Kim Dae-jung, et les anciens Premiers ministres japonais Junichiro Koizumi et canadien Martin Brian Mulroney.
La lettre rappelle aussi les nombreux appels internationaux déjà lancés en faveur de la libération de Aung San Suu Kyi, dont ceux de l'Assemblée générale de l'ONU l'an dernier ou du secrétaire général de l'organisation Ban Ki-moon le lundi 8 janvier, juste après sa prise de fonction.

Source : Le Nouvel Obs

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