Tu n'es plus not'camarade Bernard, na !

Publié le par Libérons Ségolène

Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a annoncé vendredi à l'AFP que Bernard Kouchner n'était "plus membre du parti socialiste", après sa nomination comme ministre des Affaires étrangères et européennes du gouvernement Fillon.
 
M. Hollande a fait valoir que "la pseudo ouverture" du gouvernement de François Fillon "se résumait à une aventure individuelle, celle de Bernard Kouchner qui devient un ministre de plus dans un gouvernement de droite".
 
"Bernard Kouchner, en entrant dans le gouvernement, n'est plus membre du parti socialiste", a affirmé le premier secrétaire. Ce qui signifie que la procédure d'exclusion du nouveau ministre des Affaires étrangères sera enclenchée rapidement. (Ca va certainement lui faire une belle jambe...)
 
S'agissant d'Eric Besson, nommé secrétaire d'Etat à la prospective et à l'évaluation des politiques publiques, M. Hollande a souligné qu'il avait démissionné du parti, en février dernier. Pour lui "la présence (dans le gouvernement) de tel ou tel transfuge est la récompense d'abord d'un manquement à la morale politique". (Attention Nicolas quand tu tournes le dos à Eric...)
 
Quant à Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat aux affaires européennes, il n'était pas membre du PS. "Je le connais depuis plus de trente ans, ses convictions sont à droite", a relevé le numéro un du PS.
Alors là j'ouvre une parenthèse : Jean Pierre Jouyet pour le grand public qui ne le connaîtrait pas, est un énarque de la promotion Voltaire qui compta de nombreux éminents politiciens (Villepin, RDDV, Ségolène Royal, François Hollande etc...). Avec François Hollande, Ségolène Royal, Jean Pierre Mignard (avocat et soutien indéflectible de Ségolène), Jean Yves Le Drian (PS, président de la région Bretagne), Jean Pierre Jouyet crée en 1985 le club Démocratie 2000 qui se transformera en 1992 en club Témoins, boîte à idées de Jacques Delors... Ce haut fonctionnaire était l'un des Gracques prônant l'ouverture vers Bayrou avant le premier tour. Donc à moins de  vouloir nous faire avaler cette couleuvre, il faut reconnaître que Jean Pierre Jouyet sans être encarté au PS, en a toujours été un sympathisant actif... sauf à dire que tous ses compagnons  sus-cités aient aussi eu des convictions de droite !

Interrogé sur l'entrée au gouvernement de Martin Hirsch en tant que Haut-commissaire, il a répondu: "ils l'ont récupéré". "Leur méthode, a-t-il dit, c'est la compromission, la prise de guerre, le détournement, le débauchage, la captation des consciences et les amalgames". (non, c'est pas possible, un homme tel que Martin Hirsh aurait du refuser tout net l'opportunité de peut-être arriver à faire quelque chose, même si le scepticisme en ce domaine reste de mise, je ne vois pas bien comment il aurait pu refuser ce qu'Emmaüs réclame depuis tant d'année, que l'on prenne politiquement en compte le problème de la pauvreté !)
 
Pour lui, "le gouvernement de Nicolas Sarkozy est à l'image de celui qui l'a composé: bien à droite et soucieux essentiellement de l'apparence". (En clair, François veut nous dire que not'nouveau président est une bête en communication et qu'en nommant trois ministres issus de la gauche, qu'on le veuille ou non c'est le cas, il fait un plan média formidable... et nous derrière on va ramer comme des brutes pour expliquer ça à nos futurs électeurs, si si il en reste...) "C'est un gouvernement RPR-UMP, a-t-il poursuivi, car il compte "pas moins de deux anciens présidents du RPR, Alain Juppé et Michèle Alliot-Marie" et "la plupart de ses membres sont des ténors, anciens ou jeunes, de l'UMP". (ben oui, et ?... François, François, François, on te dit qu'on a perdu, il allait quand même pas mettre plus de ministres de gauche qu'UMP, l'est pas fou not'nouveau président.)
 
"C'est aussi, a-t-il dit, un gouvernement qui, dans ses structures, notamment le ministère de l'Identité nationale et de l'immigration, comme dans le choix de ses personnalités -chacun se souvient du combat de Christine Boutin contre le Pacs, est à bien des égards conservateur pour ne pas dire davantage". (Là on est bien d'accord, c'est pas DROLE du tout!)
 
"On voit bien aussi le souci de préoccupation de la manoeuvre, de l'illusion, de l'apparence, de la tactique", a-t-il ajouté. "La parité, progrès indéniable, est déjà battue en brèche au niveau des secrétaires d'Etat. La diversité se réduit à la seule personne de Rachida Dati", a expliqué M. Hollande.

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