Martin n'avait pas compris, Roselyne lui explique la franchise médicale...

Publié le par LIBERONS SEGOLENE

Après avoir réaffirmé lundi son opposition à la mise en place de ce système, le Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, "rassuré" après un entretien avec la ministre de la Santé, soutient désormais le projet du gouvernement.

Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, a affirmé mardi 22 mai à l'AFP, être "rassuré" après un entretien lundi avec la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, car il aurait désormais l'assurance que les "personnes en difficulté" seront prises en compte dans le cadre de l'instauration de franchises sur les remboursements de soins prévue par Nicolas Sarkozy.
Interrogé par des journalistes, le Haut commissaire avait jugé lundi sur France Inter que les franchises sur les soins n'étaient "pas une bonne mesure" et qu'il "ne l'approuverait pas" le cas échéant.

Entretien avec Bachelot

Au cours d'un entretien lundi après-midi, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot lui a précisé que la franchise "serait accompagnée des exonérations nécessaires pour tenir pleinement compte des situations sociales très dégradées". (oui parce que pour les personnes aux situations dégradées juste un peu... franchise!)
"J'ai rappelé lundi la position que j'ai eue ces derniers mois sur la franchise et les interrogations par rapport à la question de la pauvreté", a expliqué Martin Hirsch qui était ouvertement opposé au système de franchise médicale défendu par le gouvernement. "Le fait qu'il ait été précisé que la situation des personnes en difficulté serait regardée sous un angle spécifique répond à cette interrogation", a-t-il précisé à l'AFP
"Cela permet de faire en sorte que le travail qui sera fait côté couverture maladie sera compatible avec celui qui concerne la pauvreté", a-t-il ajouté.

Réformes cohérentes

Martin Hirsch a réaffirmé la ligne de conduite qu'il s'est fixée: "Je suis mandaté pour une mission portant sur les questions de pauvreté et de retour au travail, j'ai la responsabilité de veiller aussi que cela s'articule avec d'autres champs de la politique sociale". "Cela me paraît être dans le cadre de mon boulot", a-t-il insisté.
"Je considère que je ne suis pas là pour commenter les réformes mais pour faire en sorte que celle dont j'ai la charge soit cohérente avec les autres", (oui, ne pas commenter, surtout ne pas commenter, le petit Mamamouchi pourrait le prendre mal !) a-t-il poursuivi: "Je n'ai pas à faire une chose dans un sens, qui est d'aider les gens en difficulté à s'en sortir, et ne rien dire sur une réforme qui puisse être en contradiction avec ce que je fais" de l'autre.

Polémique

La prise de position de Martin Hirsch avait suscité une petite polémique, plusieurs membres du PS dénonçant des "contradictions au sein du gouvernement" Fillon. "Aujourd'hui Hirsch cède sur la franchise médicale, demain (Bernard) Kouchner devra taire son désaccord sur la Turquie. Les personnes "débauchées" ont été séduites puis réduites", avait estimé Faouzi Lamdaoui, secrétaire national du PS à l'Egalité dans un communiqué lundi.(ça c'est de "l'estimation" constructive, parce qu'expliquer aux gens ce que va représenter pour eux la franchise médicale... il aurait fallu lire le programme de l'UMP, et on n'a pas le temps au PS, on travaille tous à rester "unis")

Donc la franchise médicale, pour ceux qui ne serait pas dans une situation sociale très dégradées, mais qui seraient seulement "un peu juste" ou "au bord de"...
La Franchise médicale sera indexée sur le montant des cotisations, donc sur le taux de chômage, puisque les cotisations qui font le budget de la Sécu, sont fonctions des cotisations sociales récoltées (en language UMP ou Patronal, on dit les "charges")?. Donc concrètement plus il y aura de chômage plus la franchise sera élevée...
Concrètement cette franchise ne correspond pas seulement aux trois premières consultaions mensuelles de bébé, ou de papy, mais à un montant fixé à l'avance, couvrant aussi bien les rhumes et otites à répétition du pitchoun, que les examens à l'hôpital de Mamie... Tant que vous n'avez pas atteint le montant, vous payez, après seulement vous serez remboursé. Autrement dit à Sarkoland, plus que jamais, il vaudra mieux être riche et bien portant que pauvre (même juste un peu) et malade !
Les personnes qui ne sont pas dans une situation sociale très dégradées, mais qui ont juste assez, ou pas trop, ne se verront donc plus bénéficier de la Sécurité SOCIALE au premier acte... On devine le sort de la prévention dans le domaine de la pédiatrie comme dans le domaine du dépistage des cancers du sein, de l'utérus ou autre... Ce qui à terme coûtera plus cher à la collectivité.
Mais Martin trouve maintenant que c'est une bonne idée, et je ne me risquerai pas à qualifier l'intelligence d'un tout nouveau Haut Commissaire de la République...
En attendant pour ceux qui ne l'aurait pas encore fait vous pouvez signer l'appel contre la Franchise, ici


Source : Le Nouvel Obs

Publié dans Tiens - tiens...

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Lapin malin 24/05/2007 09:28

La franchise médicale expliqué par Roselyne Bachelot, je veux une copie de l'explication. Tiens on pourrait publié cela dans un livre avec une couverture jaune et noir des éditions FIRST.