Quand est-ce qu'il dort ?

Publié le par LIBERONS SEGOLENE

Faire campagne et rester au-dessus des partis. Assurer l'ouverture et faire gagner son camp. A son tour, Nicolas Sarkozy expérimente ce difficile exercice. Conscient de représenter une part importante de l'attraction de la droite aux législatives de juin, le chef de l'Etat a paru néanmoins déléguer à son premier ministre, François Fillon, le soin de mettre la majorité en ordre de bataille. (dans la phrase le mot important c'est "paraître")

Recevant, mardi 22 mai, une délégation importante de l'UMP, (dont un certain Mr Vanneste condamné en février pour propos homophobes...) le président de la République a néanmoins souhaité prendre sa part du fardeau, même si celui-ci s'annonce léger au vu des sondages qui donnent son ancien parti largement vainqueur de la prochaine consultation.

Devant une vingtaine de participants dont le premier ministre François Fillon, son prédécesseur, Jean-Pierre Raffarin, et Patrick Devedjian, nommé dans la matinée secrétaire général délégué de l'UMP, le chef de l'Etat a, durant une heure, expliqué qu'il voulait " faire campagne en président de la République ". (ce qui veut dire ? je paie un kawa à celui qui me donne la réponse étant donné qu'on a jamais vu un président de la république faire campagne pour des legislatives... et pourquoi pas les municipales, hein ?)

Selon l'Elysée, il participera à un meeting, dont la forme et le lieu restent à déterminer, la semaine prochaine, peut-être le 29 mai. Dressant un tableau de la situation politique au lendemain de son élection victorieuse, M. Sarkozy a expliqué à ses hôtes qu'il fallait " ne pas lâcher l'initiative " et que les bons sondages dont bénéficie la majorité ne devaient pas se traduire par une " démobilisation " de l'UMP. " Tout le gouvernement doit être au front ", a-t-il lancé, selon Eric Woerth, le nouveau ministre des comptes. Il a formulé le voeu que la prochaine assemblée soit privée d'un groupe centriste et commenté la situation à gauche, expliquant que Ségolène Royal était en passe de prendre le leadership sur le PS. (Bonne nouvelle, si c'est not'nouveau président qui le dit alors...) " Il faut réfléchir à partir de cette situation ", a-t-il recommandé aux cadres de l'UMP. (puisqu'entre ses joggings matinaux, les conseils des ministres à rallonge, les déplacements divers et variés pour chaperonner ses ministres, il lui reste un peu de temps, qu'il est prêt à tenir meeting et qu'il prône l'ouverture... je propose que nous le fassions participer à nos propres meeting... non ?)

Plus tôt, M. Fillon, recevant les parlementaires à Matignon, les avait appelés à la " mobilisation totale ", les mettant en garde contre la tentation du " triomphalisme ". Retrouvant les accents de la campagne présidentielle, il a pilonné la gauche, qui selon lui a " perdu la bataille idéologique " et celle des " valeurs ". (ça c'est de l'humilité tout craché...)

Source : Le Monde

Publié dans Tiens - tiens...

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Lapin malin 24/05/2007 09:17

C'est l'explosion du cumul des mandats:Président, ministre, député, maire et même si on lui demande gentiment il se déplacera pendant que nous partirons en week-end et votera pour nous (électroniquement bien sur).