Ben... on n'avait pas dit "chut !" ? (3)

Publié le par Isabelle

Le premier secrétaire ne sera pas candidat à sa succession, mais refuse d'avancer le congrès, prévu en novembre 2008.

Une page va se tourner. François Hollande ne sera « pas candidat à sa propre succession » à la tête du Parti socialiste. Après dix ans comme premier secrétaire, le député maire de Tulle confirme ce qu'il avait annoncé lors du congrès du Mans, en 2005, mais qu'il avait soigneusement évité de redire ensuite.

Depuis la défaite de Ségolène Royal, le premier secrétaire est la cible récurrente des attaques au sein du PS. Mais attention, son départ n'est pas un retrait politique. « À un moment qui est proche, il faudra passer à une autre phase de direction, a-t-il expliqué hier sur la chaîne LCP. Nous aurons au lendemain des législatives un grand débat. » Peu après, à son arrivée à Bordeaux, il a cherché à minimiser l'impact de ses déclarations, laissant entendre que son mandat ne s'achèverait que lors du prochain congrès, toujours fixé à novembre 2008. « Alors, j'aurai fait onze ans comme secrétaire national, c'est assez », (dix ans c'est bien aussi, c'est un chiffre rond, facile à retenir...) a-t-il dit. Selon lui, un congrès rapidement organisé conduirait à « la reconduction du vote [au sein du PS] en faveur de Ségolène Royal ». (et alors ?)

Le numéro un du PS, qui avait ensuite rendez-vous pour tenir le premier meeting national de la campagne des législatives, confiait plus tard : « Je ne suis pas favorable à la précipitation. » (ça on avait bien compris, c'est même ta principale qualité...et ton principal défaut camarade premier secrétaire) Attentif à la cohésion de son parti, il a estimé que le travail de refondation ne devait pas se faire « dans le tumulte ». ( oui parce que vous comprenez dans un an et demi, quand la droite aura tout boucle, les municipales y compris, les cades du PS auront beaucoup plus de temps pour réfléchir...) Il a aussi exprimé ses doutes quant à la désignation au prochain congrès du futur candidat à la présidentielle, alors que certains plaident pour que le nouveau chef du parti soit clairement le candidat en 2012. « La vie politique ne respecte pas des statuts », a-t-il défendu. (au PS ce sont plutôt les statuts qui ne respectent plus la politique)

L'heure du bilan

En tout cas, il a pris garde de ne rien dire sur son successeur. Certains sont déjà sur les rangs. Le député maire d'Évry, Manuel Valls, dans Le Point, demande à François Hollande de « céder sa place après les législatives » pour laisser émerger une nouvelle génération. En meeting hier au Mans, Dominique Strauss-Kahn a jugé plutôt « sain » qu'il y ait un peu de « compétition » pour le leadership du PS. (ben tiens !)

Parce qu'il « n'a pas d'intérêt personnel » à défendre, Hollande dit n'avoir « pas d'autre intérêt » que la campagne des législatives. Sur la scène du meeting de Bordeaux, devant un millier de militants, concentré sur son objectif, il a méthodiquement contesté la conception du pouvoir de Nicolas Sarkozy : il veut une « majorité à sa dévotion, à sa main, soumise ». « Mieux vaut voter avant, que manifester après », a-t-il prévenu.

Mais, à l'heure du bilan, François Hollande sera sans doute seul. À l'image d'hier. Pour ce premier grand meeting, organisé dans l'urgence, le premier secrétaire était le seul dirigeant du PS présent. Les autres, Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn ou Ségolène Royal, avaient décliné l'invitation, disant avoir été prévenus trop tard. Seul, le président du MJS, Razzye Hammadi, l'avait accompagné. Il lui a rendu hommage : il est conforme à « la définition de la gauche » qui veut que l'on « pense à l'autre avant de penser à soi-même ». Tout à sa fonction de premier secrétaire, François Hollande semble n'avoir qu'un seul regret paradoxal : avoir été trop soucieux de rassembler le PS. « Ça peut être mauvais pour son image », glisse-t-il. (non François, ce n'est pas mauvais pour TON image quand c'est réussi, mais quand c'est raté ce n'est bon ni pour le parti, ni pour la gauche en général, ni, à terme, pour la France !)

Personnellement j'aime beaucoup François Hollande, je trouve que c'est un tribun formidable et une vraie intelligence, mais pour moi, faire un bilan c'est faire état de l'actif, mais aussi du passif, sans état d'âme et sans concession... Mais voilà, le grand talent de François Hollande c'est l'art du compromis (au PS on appelle ça la synthèse)...
Seulement voilà, le PS n'est ni le jouet de son premier secrétaire, passé, présent ou à venir, ni celui du Bureau National et de son jeu des alliances de couloirs pour ne pas dire de cabinets, mais bien celui de ses militants !

Source
: Le Figaro par Nicolas Barotte

Publié dans Tiens - tiens...

Commenter cet article

Lapin malin 24/05/2007 12:24

Entendu Valls ce matin ou j'ai apris qu'il était d'origine espagnole. Etonnant non j'ai toujours imaginer qu'il était autrichien.