Tony Blair marque sa fin de mandat par une restriction des libertés civiles...

Publié le par LIBERONS SEGOLENE

Le premier ministre britannique, Tony Blair, a l'intention de faire adopter une nouvelle loi antiterroriste avant son départ du 10, Downing Street, qui donnerait à la police une plus grande liberté pour procéder à des contrôles, rapporte dimanche le Sunday Times. Tony Blair estime que faire passer les libertés civiles devant les exigences de la sécurité nationale était "une erreur".

Le gouvernement va annoncer dans les prochaines semaines de nouvelles propositions pour renforcer la législation antiterroriste et rechercher un "consensus parmi les principaux parti politiques", a indiqué le premier ministre britannique qui doit quitter ses fonctions le 27 juin. A présent "nous avons choisi en tant que société de mettre les libertés civiles du suspect, même s'il est étranger, en premier. Je considère que c'est une erreur de jugement", écrit Tony Blair.

Le premier ministre a illustré ses propos en citant la disparition, révélée la semaine dernière, de trois suspects d'actes terroristes assignés à résidence en Grande-Bretagne."La faute n'incombe pas à nos services ou par exemple au ministère de l'intérieur" mais à la législation actuelle qui fait passer les droits des suspects en premier lieu, plaide le premier ministre.

La Grande-Bretagne avait instauré une nouvelle législation antiterroriste après les attentats 11 septembre 2001 aux Etats-Unis qui permettait à la police de placer en garde à vue des étrangers suspectés d'actes terroristes même sans disposer de preuves pour pouvoir les mettre en examen, a rappelé M. Blair. Ces détentions provisoires permettaient à la police de dégager des ressources pour surveiller des Britanniques pouvant représenter une menace, a-t-il souligné. Mais les tribunaux ont invalidé ces lois, forçant les autorités britanniques a utiliser des "control orders," forme d'assignation à résidence qui restreint les mouvements et les communications des suspects qu'ils soient Britanniques ou étrangers, a expliqué M. Blair.

Mêmes si ces mesures représentaient "un moindre mal" elles sont "bien plus faibles que ce que nous voulions, ont été affaiblies perpétuellement par des amendements de l'opposition et attaquées constamment par les défenseurs des libertés civiles", a dénoncé M. Blair.

Selon le Sunday Times, la nouvelle législation devrait donner à la police le pouvoir d'apréhender et d'interroger n'importe quel individu sur son identité et ses déplacements, sans nécessairement que cette personne soit suspectée d'un crime ou délit, ce qui serait une première en Grande-Bretagne. Si les personnes appréhendées refusent de répondre elles pourront être accusées d'obstruction à une enquête de police et risquer une amende allant jusqu'à 5 000 livres (7 381 euros), d'après le quotidien.

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