Bertrand Delanoë se voit en recours pour le Parti socialiste en 2012

Publié le par LIBERONS SEGOLENE

anti_bug_fck UNE ÉTAPE après l'autre : c'est la méthode de Bertrand Delanoë. Elle est dans son tempérament. Elle est aussi dans son intérêt. Depuis que Paris a montré une relative résistance à la vague sarkozyste en accordant au candidat de l'UMP un score inférieur à sa moyenne nationale lors de l'élection présidentielle, son maire peut faire valoir, au sein du Parti socialiste, ses galons de valeureux combattant contre la droite triomphante. Du coup, il fait de moins en moins mystère - à travers ses apparitions dans les médias - de son ambition de mener, en 2012, la contre-offensive, en conduisant, le cas échéant, les opérations, directement de la rue de Solférino.

Encore lui faut-il remporter la bataille des législatives et rester maire de Paris au moins jusqu'au lendemain des municipales de mars 2008. Ce qui l'oblige à une stratégie des fronts successifs.


" JE SUIS TRÈS, TRÈS ENGAGÉ "


Jeudi 31 mai, M. Delanoë a réuni le bataillon presque complet des dix-huit candidats PS (plus une issue du PRG) aux législatives à Paris dans un restaurant du 12e arrondissement. " Je suis très, très engagé " auprès de chacun, a-t-il insisté avant de lancer un appel à la mobilisation des électeurs parisiens. " Votez ! Il en va de notre culture démocratique, de l'intérêt de la France qui a besoin d'un équilibre, de l'intérêt de Paris aussi ", a-t-il ajouté pour mieux justifier son engagement d'élu local. " Depuis cinq ans, tous les députés UMP de Paris - 9, contre 12 élus de gauche - m'ont mis des bâtons dans les roues sur le logement social, les crèches, le tramway. Je les ai toujours eus contre moi. Ceux qui sont candidats UMP sont candidats contre moi ", a-t-il prévenu.

La lecture du score des législatives déterminera les rapports de force droite-gauche pour les municipales. Dont dépendra le sort de M. Delanoë. Aussi relativise-t-il par avance leurs résultats. Le 17 juin, il ne faudra pas seulement compter les gains ou les pertes de sièges, " mais comparer les résultats avec ceux du reste du pays ", a indiqué M. Delanoë.

Le maire de Paris a personnalisé l'enjeu des législatives. Mais il a pris soin, une fois de plus, de ne pas faire sa promotion personnelle. Justifiant son pas de côté pour ne pas apparaître au centre de la photo des dix-neuf candidats, il a glissé : " Je ne suis pas candidat ! " Allusion au message qu'il diffuse depuis le 6 mai : " Je ne demande rien pour moi. Je m'inscris dans une réflexion constructive et non individualiste. " Prêt à s'investir dans la rénovation " du logiciel du PS ", M. Delanoë a fustigé les " attitudes orgueilleuses ", critiquant implicitement Ségolène Royal. Ajoutant : " Nous, la gauche, on ne peut pas faire du bonapartisme. Chaque fois qu'on a gagné, le leader était dépassé par le projet collectif. "

Source : Le Monde par Béatrice Jérôme

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Lapin Malin 01/06/2007 19:12

Bertrand Delanoë est assurément le meilleur maire que Paris ai eu depuis longtemps il a fait dans cette ville et dans le 18ème avant sont élection à la mairie de Paris. Mais bon les français n'ont pas eu le cran d'élire une femme alors un hommosexuel. Et puis en 2012 il nous faut des candidats issus d'une génération plus récente que celle de Bertrand.